Ăleveur de Whippets : Un titre, mais quelles responsabilitĂ©s ?
Elle a fait naĂźtre une portĂ©e. Lui Ă©lĂšve des Whippets depuis vingt ans. Tous deux peuvent ĂȘtre dĂ©signĂ©s comme Ă©leveurs. Pourtant, derriĂšre le mĂȘme mot, les parcours, les compĂ©tences et les pratiques peuvent ĂȘtre trĂšs diffĂ©rents. Alors, comment devient-on Ă©leveur de Whippets ? En accomplissant des dĂ©marches administratives, certes. Mais aussi en apprenant Ă sĂ©lectionner, Ă accompagner une naissance et Ă assumer la responsabilitĂ© des chiots que l’on fait naĂźtre.
Car entre avoir envie de chiots et prendre la dĂ©cision d’en faire naĂźtre, il existe une diffĂ©rence fondamentale : celle de la responsabilitĂ©. L’Ă©levage ne se rĂ©sume pas Ă rĂ©unir un mĂąle et une femelle, puis Ă regarder grandir une adorable portĂ©e. DerriĂšre chaque chiot se trouvent des choix qui peuvent influencer sa santĂ©, son comportement et sa vie future.
Certains Ă©leveurs consacrent des annĂ©es Ă Ă©tudier leurs lignĂ©es, Ă amĂ©liorer leurs connaissances et Ă accompagner les familles. D’autres abordent la reproduction avec beaucoup moins de prĂ©paration.
Mon intention est de vous faire dĂ©couvrir ce qui distingue une simple reproduction d’un vĂ©ritable travail d’Ă©levage, et pourquoi les Ă©leveurs sĂ©rieux mĂ©ritent d’ĂȘtre reconnus.

Une portée suffit-elle à faire de vous un éleveur de Whippets ?
La rĂ©ponse est oui, dans certaines conditions. Mais il faut distinguer ce que prĂ©voit la rĂ©glementation française de ce que nous sommes en droit dâattendre dâun Ă©leveur responsable.
Une seule portée, mais déjà des obligations légales
En France, le Code rural (1) dĂ©finit l’Ă©levage de chiens comme une activitĂ© consistant Ă dĂ©tenir au moins une femelle reproductrice dont au moins un chiot est cĂ©dĂ© Ă titre onĂ©reux.
Autrement dit, vendre un seul chiot nĂ© de sa propre chienne suffit Ă faire entrer dans la dĂ©finition lĂ©gale de l’Ă©levage. Il n’est pas nĂ©cessaire de possĂ©der plusieurs reproductrices, de disposer d’un grand terrain ou de produire des portĂ©es chaque annĂ©e.
En revanche, une personne qui fait naßtre une portée et donne gratuitement tous les chiots ne relÚve pas, du seul fait de cette portée, de cette définition juridique. Cela ne la dispense évidemment pas des rÚgles applicables à la détention et à la cession des animaux.
Les obligations administratives varient ensuite selon l’activitĂ© exercĂ©e.
La rĂ©glementation prĂ©voit notamment des rĂ©gimes particuliers pour les personnes qui ne vendent pas plus d’une portĂ©e par an et par foyer fiscal. Sous certaines conditions, lorsqu’il s’agit de chiots inscrits au Livre des Origines Français (LOF), des dispenses de formalitĂ©s sont possibles. Elles restent toutefois partielles et ne suppriment pas l’ensemble des obligations dĂ©claratives.
Pour les Ă©levages concernĂ©s par les exigences de qualification, les connaissances peuvent notamment ĂȘtre justifiĂ©es par une certification reconnue, l’ACACED (Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d’EspĂšces Domestiques) ou un ancien certificat de capacitĂ© valable.
Mais attention : une dispense administrative ne constitue pas une dispense de responsabilité.
La cession d’un chiot reste encadrĂ©e. Il doit notamment ĂȘtre ĂągĂ© d’au moins huit semaines, ĂȘtre identifiĂ© et ĂȘtre accompagnĂ© des documents obligatoires. Le futur acquĂ©reur doit Ă©galement respecter les dispositions relatives au certificat d’engagement et de connaissance.
La rĂ©glementation fixe donc un cadre, indispensable Ă la protection des animaux comme Ă celle des adoptants. Elle ne raconte cependant qu’une partie de l’histoire.
Ătre en rĂšgle suffit-il pour ĂȘtre un bon Ă©leveur de Whippets ?
PossĂ©der les documents nĂ©cessaires, dĂ©clarer son activitĂ© ou enregistrer les chiots au LOF sont des Ă©lĂ©ments importants. Mais aucun de ces Ă©lĂ©ments ne permet, Ă lui seul, de juger de la qualitĂ© d’un Ă©levage.
Prenons le LOF, par exemple. L’inscription d’un Whippet au Livre des Origines Français permet de connaĂźtre ses origines gĂ©nĂ©alogiques et de garantir son appartenance Ă une race reconnue, selon les rĂšgles du livre gĂ©nĂ©alogique.
C’est un outil prĂ©cieux pour la traçabilitĂ© des lignĂ©es et le travail de sĂ©lection. Mais un bon pedigree ne garantit pas automatiquement une bonne santĂ©, un tempĂ©rament Ă©quilibrĂ© ou des conditions d’Ă©levage exemplaires.
De la mĂȘme maniĂšre, justifier des connaissances rĂ©glementaires constitue une base, pas l’aboutissement d’un apprentissage. Un Ă©leveur consciencieux doit continuer Ă se former, Ă©changer avec des vĂ©tĂ©rinaires, approfondir sa connaissance de la gĂ©nĂ©tique et remettre certaines pratiques en question lorsque les connaissances Ă©voluent.
L’expĂ©rience compte beaucoup, mais elle ne dispense pas non plus de progresser. Un Ă©levage installĂ© depuis vingt ans n’est pas nĂ©cessairement irrĂ©prochable. Ă l’inverse, une personne qui prĂ©pare sa premiĂšre portĂ©e peut avoir entrepris un travail remarquable.
La différence se situe dans le sérieux de la démarche, bien plus que dans le nombre de chiots déjà nés.

Ăleveur de Whippets : Des compĂ©tences qui ne s’improvisent pas
Lorsqu’on rencontre un chiot Whippet de quelques semaines, on voit surtout une petite silhouette dĂ©licate, des oreilles expressives et des mouvements encore maladroits. On imagine moins facilement tout le travail qui aurait dĂ» prĂ©cĂ©der sa naissance.
Pourtant, c’est bien avant la gestation que commencent les dĂ©cisions dĂ©terminantes.
Connaßtre le Whippet ne suffit pas : Il faut savoir le sélectionner
Vivre avec un Whippet permet de dĂ©couvrir son caractĂšre, sa sensibilitĂ©, son Ă©nergie et ses besoins. Mais aimer profondĂ©ment cette race ne signifie pas que l’on possĂšde les compĂ©tences nĂ©cessaires pour la faire reproduire.
Le travail de sĂ©lection demande des connaissances bien plus approfondies. Un Ă©leveur sĂ©rieux Ă©tudie le standard du Whippet, sa morphologie et ses aptitudes naturelles. Il s’intĂ©resse Ă©galement aux origines des chiens, aux caractĂ©ristiques de leurs ascendants et aux Ă©ventuels problĂšmes de santĂ© rencontrĂ©s dans les lignĂ©es.
La gĂ©nĂ©tique occupe une place essentielle dans cette rĂ©flexion. Aussi, le choix de deux reproducteurs ne devrait jamais reposer uniquement sur leur beautĂ©, leurs rĂ©sultats en exposition ou l’impression qu’ils formeraient un joli couple. Il implique aussi d’examiner leur santĂ©, leur tempĂ©rament, leurs antĂ©cĂ©dents familiaux et leur compatibilitĂ© gĂ©nĂ©tique.
Chez le Whippet, comme chez les autres races, certains problĂšmes de santĂ© peuvent prĂ©senter une composante hĂ©rĂ©ditaire. Les examens pertinents doivent ĂȘtre choisis en fonction des connaissances disponibles, des lignĂ©es concernĂ©es et des recommandations vĂ©tĂ©rinaires ou du club de race. Encore faut-il savoir interprĂ©ter leurs rĂ©sultats. Un examen normal Ă un instant donnĂ© ne constitue pas une garantie absolue pour les gĂ©nĂ©rations suivantes.
La diversitĂ© gĂ©nĂ©tique mĂ©rite Ă©galement toute l’attention de l’Ă©leveur. Multiplier les descendants d’un reproducteur particuliĂšrement recherchĂ© peut contribuer, Ă terme, Ă rĂ©duire cette diversitĂ©.
Et il ne faut pas oublier le caractĂšre. Un Whippet peut ĂȘtre magnifique tout en prĂ©sentant une peur excessive ou des difficultĂ©s comportementales qui interrogent sur son intĂ©rĂȘt comme reproducteur. Pour autant, un excellent chien de compagnie n’est pas nĂ©cessairement un reproducteur appropriĂ©. Cette distinction est fondamentale. Elle explique notamment pourquoi le simple dĂ©sir de conserver un descendant d’une chienne adorĂ©e ne constitue pas une raison suffisante pour envisager une portĂ©e.
De la gestation aux premiÚres semaines : Un véritable savoir-faire
MĂȘme lorsque les reproducteurs ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s avec soin, rien ne garantit que la reproduction se dĂ©roulera sans difficultĂ©.
Une gestation nĂ©cessite un suivi adaptĂ©. Une mise bas peut demander une intervention vĂ©tĂ©rinaire urgente. Des chiots peuvent naĂźtre fragiles, mort-nĂ©s, rencontrer des difficultĂ©s Ă s’alimenter ou nĂ©cessiter une surveillance particuliĂšre.
L’Ă©leveur doit ĂȘtre capable de reconnaĂźtre les situations prĂ©occupantes, de rĂ©agir rapidement et de travailler avec un vĂ©tĂ©rinaire compĂ©tent. Il doit aussi disposer des moyens matĂ©riels et financiers nĂ©cessaires pour faire face Ă l’imprĂ©vu. Car une portĂ©e peut coĂ»ter beaucoup plus cher que prĂ©vu. Consultations, examens, soins, alimentation, Ă©quipements, dĂ©placements, complications Ă©ventuelles : les dĂ©penses ne disparaissent pas parce que les chiots sont destinĂ©s Ă ĂȘtre vendus.
Mais les responsabilitĂ©s ne s’arrĂȘtent pas Ă la naissance.
Les premiÚres semaines constituent une période importante du développement des chiots. Leur environnement, les interactions avec leur mÚre, leurs congénÚres et les humains contribuent à leurs premiÚres expériences. La socialisation ne consiste pas à leur faire découvrir un maximum de situations en un minimum de temps. Elle suppose des expériences progressives, adaptées à leur ùge et à leur capacité à les vivre sereinement.
Pour un Whippet, chien souvent sensible à son environnement, la qualité de ces premiÚres découvertes mérite une attention particuliÚre.
Un Ă©leveur compĂ©tent sait aussi respecter les temps de sommeil, observer les diffĂ©rences individuelles et ne pas chercher Ă accĂ©lĂ©rer artificiellement les apprentissages. Tout cela reprĂ©sente des heures de prĂ©sence, de nettoyage, d’observation et de soins. Un travail parfois Ă©puisant, rarement visible sur les jolies photos de chiots publiĂ©es sur Internet.
Savoir renoncer Ă une portĂ©e : La responsabilitĂ© avant l’envie
Renoncer Ă utiliser un reproducteur malgrĂ© ses qualitĂ©s apparentes. Ou renoncer Ă une association gĂ©nĂ©tique sĂ©duisante qui prĂ©sente trop d’incertitudes. Renoncer Ă une portĂ©e lorsque les conditions sanitaires, matĂ©rielles ou personnelles ne sont pas rĂ©unies.
Renoncer n’est pas un Ă©chec. C’est parfois mĂȘme une dĂ©cision plus responsable, une vĂ©ritable compĂ©tence, peu Ă©voquĂ©e. Ă l’inverse, certaines motivations mĂ©ritent d’ĂȘtre sĂ©rieusement questionnĂ©es. Faire reproduire sa Whippet parce qu’elle est adorable, parce qu’on aimerait garder un de ses petits ou parce que l’on espĂšre gagner un peu d’argent peut sembler tentant.
Une chienne n’a aucun besoin de devenir mĂšre pour ĂȘtre heureuse ou Ă©quilibrĂ©e. La faire reproduire pour vivre l’expĂ©rience d’une naissance rĂ©pond d’abord Ă un dĂ©sir humain. Cela ne suffit pas Ă justifier les risques de la gestation, de la mise bas et les responsabilitĂ©s envers les futurs chiots.
Quant Ă l’idĂ©e d’un petit complĂ©ment de revenus, elle sous-estime souvent les frais engagĂ©s, le temps consacrĂ© Ă la portĂ©e et les consĂ©quences financiĂšres possibles d’une complication.
Je ne considĂšre absolument pas qu’un Ă©leveur devrait travailler gratuitement. La rĂ©munĂ©ration d’un travail sĂ©rieux, exigeant et coĂ»teux est parfaitement lĂ©gitime. En revanche, l’intĂ©rĂȘt Ă©conomique ne devrait jamais prendre le pas sur la santĂ© et le bien-ĂȘtre des chiens. C’est pourquoi je dĂ©fends cette conviction : ce n’est pas la premiĂšre portĂ©e qu’il faut mettre en cause, c’est la portĂ©e improvisĂ©e.

Un bon éleveur de Whippets : à quoi le reconnaßt-on ?
Un élevage responsable ne se résume pas à des pedigrees prestigieux, à un site Internet séduisant ou à des récompenses obtenues en exposition. Il se reconnaßt surtout à la cohérence entre les engagements annoncés et les pratiques quotidiennes.
Des chiens respectés, pas une production de chiots
L’une des premiĂšres questions Ă se poser concerne la vie des reproducteurs. Comment sont-ils hĂ©bergĂ©s ? BĂ©nĂ©ficient-ils d’interactions rĂ©guliĂšres avec les humains ? Peuvent-ils se dĂ©penser, explorer leur environnement, se reposer confortablement et entretenir des relations sociales adaptĂ©es ? Un Ă©levage ne devrait pas ĂȘtre seulement un endroit oĂč des chiens se reproduisent. C’est aussi leur lieu de vie.
La rĂ©glementation française fixe des exigences concernant les conditions d’hĂ©bergement, les soins et la reproduction. L’arrĂȘtĂ© du 19 juin 2025 (2)prĂ©voit notamment un maximum de trois mises bas par femelle sur une pĂ©riode de deux ans. Il encadre Ă©galement l’Ăąge et l’Ă©tat de santĂ© des reproductrices ainsi que certaines pratiques de reproduction.
Mais respecter un maximum lĂ©gal ne signifie pas qu’il faille systĂ©matiquement l’atteindre. Une chienne n’est pas une machine Ă produire des chiots. Son Ă©tat physique, sa rĂ©cupĂ©ration, son Ăąge et son bien-ĂȘtre doivent guider les dĂ©cisions.
Cette rĂ©flexion conduit naturellement Ă la question du nombre de portĂ©es produites par un Ă©levage. Un Ă©tablissement qui accueille de nombreux chiens n’est pas automatiquement un mauvais Ă©levage. Il peut disposer de personnel compĂ©tent, d’installations adaptĂ©es, d’un suivi vĂ©tĂ©rinaire rigoureux et d’une organisation particuliĂšrement sĂ©rieuse.
Inversement, une petite structure familiale ne garantit pas nécessairement de bonnes pratiques.
Ce qui importe, c’est la capacitĂ© rĂ©elle de l’Ă©leveur Ă offrir Ă chaque chien l’attention dont il a besoin.
Lorsque les naissances se succĂšdent, que les reproductrices sont nombreuses et que les chiots sont rĂ©guliĂšrement disponibles, il est lĂ©gitime de s’interroger sur l’organisation et les moyens consacrĂ©s Ă chacun. La quantitĂ© n’est donc pas, Ă elle seule, un critĂšre suffisant. Elle devient prĂ©occupante lorsqu’elle se fait au dĂ©triment de la qualitĂ© des soins, de la socialisation ou du respect des reproducteurs.
Un autre point me paraĂźt rĂ©vĂ©lateur : le devenir des chiens qui ne reproduisent plus. Que deviennent les chiennes ĂągĂ©es ? Les mĂąles retirĂ©s de la reproduction ? Les chiens prĂ©sentant un problĂšme de santĂ© ? Un Ă©leveur responsable doit se prĂ©occuper de leur avenir, qu’ils restent auprĂšs de lui ou rejoignent une famille adaptĂ©e. Leur valeur ne disparaĂźt pas avec leur capacitĂ© Ă se reproduire.
Des adoptants choisis avec autant de soin que les reproducteurs
Un bon Ă©leveur ne cherche pas seulement des personnes prĂȘtes Ă acheter un chiot. Il cherche des familles capables de rĂ©pondre durablement Ă ses besoins. Cela suppose de prendre le temps de discuter. Quel est le mode de vie des futurs adoptants ? Combien de temps le Whippet restera-t-il seul ? Quelles sont leurs attentes ? Connaissent-ils les particularitĂ©s de cette race ?
Un Ă©leveur sĂ©rieux ne se contente pas de vanter les qualitĂ©s du Whippet. Il parle Ă©galement de sa sensibilitĂ©, de son besoin de repos, de son instinct de poursuite, des prĂ©cautions nĂ©cessaires pour les promenades en libertĂ© et de l’apprentissage progressif de la solitude. Un Ă©leveur consciencieux ne promet pas un chiot parfaitement propre, sociable et obĂ©issant dĂšs son arrivĂ©e. Il explique plutĂŽt le travail dĂ©jĂ entrepris et celui qui devra ĂȘtre poursuivi dans la nouvelle famille.
De leur cĂŽtĂ©, les adoptants doivent pouvoir poser des questions, rencontrer la mĂšre des chiots, dĂ©couvrir leurs conditions de vie et obtenir des informations transparentes sur leur santĂ© et leurs origines. PrĂ©senter physiquement la mĂšre au futur acquĂ©reur constitue d’ailleurs une obligation prĂ©vue par la rĂ©glementation française.
Un Ă©leveur consciencieux peut aussi refuser une adoption lorsqu’il estime que les conditions ne sont pas adaptĂ©es. Ce refus peut ĂȘtre dĂ©cevant pour la personne concernĂ©e, mais il traduit parfois une vĂ©ritable volontĂ© de protĂ©ger l’avenir du chiot.
Bien entendu, aucun Ă©leveur ne peut prĂ©voir avec certitude comment Ă©voluera chaque chien. Le comportement rĂ©sulte d’interactions complexes entre ses prĂ©dispositions, son dĂ©veloppement, son environnement et ses expĂ©riences. Il peut nĂ©anmoins prĂ©parer au mieux son dĂ©part et fournir aux adoptants des conseils personnalisĂ©s.
La qualitĂ© d’un Ă©levage se mesure aussi Ă l’attention accordĂ©e aux familles auxquelles les chiots sont confiĂ©s.
AprÚs le départ du chiot : Une responsabilité qui continue
Lorsque le chiot rejoint sa nouvelle famille, une Ă©tape s’achĂšve pour l’Ă©leveur. Mais sa responsabilitĂ© morale ne disparaĂźt pas pour autant.
Les premiers mois peuvent soulever de nombreuses questions : alimentation, propretĂ©, socialisation, solitude, peurs, comportements inattendus. Un Ă©leveur disponible reprĂ©sente alors un interlocuteur prĂ©cieux. Ăvidemment, cela ne signifie pas qu’il doit remplacer un vĂ©tĂ©rinaire ou un Ă©ducateur comportementaliste. Mais il peut conseiller, orienter et partager sa connaissance du chiot et de sa lignĂ©e.
C’est d’ailleurs ce que je vis avec l’Ă©levage Des Petites Symphonies oĂč est nĂ©e Pimprenelle. Nous sommes toujours en contact. Et cette relation va mĂȘme dans les deux sens : Pascal suit Ă©galement mon travail sur passion-whippet et m’encourage dans cette aventure. Une belle preuve que le lien entre un Ă©leveur et une famille peut se prolonger bien au-delĂ du dĂ©part d’un chiot.
Cette relation prend encore davantage d’importance lorsqu’un problĂšme sĂ©rieux apparaĂźt. Car, malgrĂ© toutes les prĂ©cautions prises, aucun Ă©leveur ne peut garantir qu’un Whippet ne dĂ©veloppera jamais une maladie, notamment hĂ©rĂ©ditaire. En revanche, il peut Ă©couter les familles, prendre leurs observations au sĂ©rieux et utiliser ces informations pour amĂ©liorer ses choix de reproduction. ReconnaĂźtre une difficultĂ© plutĂŽt que la minimiser est une marque de professionnalisme.
La question du devenir d’un chien dont la famille ne peut plus s’occuper mĂ©rite Ă©galement d’ĂȘtre anticipĂ©e. Un Ă©leveur engagĂ© peut aider Ă rechercher une solution adaptĂ©e, conseiller les adoptants ou participer Ă l’organisation d’un replacement. Il ne peut pas forcĂ©ment accueillir tous les chiens issus de son Ă©levage, mais il peut refuser de considĂ©rer leur avenir comme un problĂšme qui ne le concerne plus.
C’est aussi dans les situations difficiles que se rĂ©vĂšle la qualitĂ© de son engagement.

Faire naĂźtre des Whippets, c’est aussi rĂ©pondre de leur avenir
Devenir éleveur de Whippets ne se résume donc ni à obtenir un numéro administratif ni à faire naßtre sa premiÚre portée.
DerriÚre cette activité se trouvent des connaissances à acquérir, des décisions parfois difficiles, un investissement considérable et une responsabilité qui dépasse largement les premiÚres semaines de vie des chiots.
Heureusement, il existe des Ă©leveurs passionnĂ©s et consciencieux qui prennent cette mission trĂšs au sĂ©rieux. Ils Ă©tudient leurs lignĂ©es, veillent au bien-ĂȘtre de leurs chiens, prĂ©parent leurs chiots Ă la vie de famille et continuent Ă s’intĂ©resser Ă leur devenir. Aussi, leur travail mĂ©rite d’ĂȘtre reconnu, car il ne se limite pas Ă produire de beaux Whippets. Il contribue aussi Ă prĂ©server les qualitĂ©s et l’avenir de la race.
Pour ma part, je reste convaincue qu’avant de se demander comment devenir Ă©leveur de Whippets, il faudrait surtout se demander si l’on est prĂȘt Ă assumer toutes les consĂ©quences d’une portĂ©e, y compris les moins heureuses. Car oui, faire naĂźtre des chiots est une dĂ©cision. Leur donner les meilleures chances de bien vivre est une responsabilitĂ©.
Et vous ?
Comment Ă©tait votre Ă©leveur de Whippets ? Qu’est-ce qui vous a donnĂ© confiance ? Sa disponibilitĂ©, les conditions de vie de ses chiens, les Ă©changes avant l’adoption ou le suivi aprĂšs l’arrivĂ©e de votre compagnon ?
Dites-moi tout dans « Laisser un commentaire » âŹïž, dans lâonglet CONTACT ou via messages@passion-whippet.com. Cela pourrait aussi aider de futurs adoptants Ă reconnaĂźtre les Ă©leveurs qui exercent leur activitĂ© avec sĂ©rieux et respect. Et si vous voulez un petit bonus en plus, abonnez-vous Ă passion-whippet.com pour recevoir ma prochaine newsletter. Ă trĂšs vite !
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Sources et informations complémentaires
- (1) « Code rural et de la pĂȘche maritime » – Legifrance.gouv.fr – Article L214-6
- (2) « ArrĂȘtĂ© du 19 juin 2025 fixant les rĂšgles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activitĂ©s liĂ©es aux animaux de compagnie d’espĂšces domestiques » – Legifrance.gouv.fr
- « Ălevage de chiens et de chats : quelle est la rĂ©glementation ? » – Service-Public.gouv.fr


